Traditions celtiques ?
Dans le calendrier celtique, qui se compose de 13
mois lunaires, il manque souvent un jour entre le 22 décembre qui termine le
mois du sureau et le 24 qui débute celui du bouleau. Ce jour de fête marque le
solstice d'hiver.
Egalement, le 25 décembre, a lieu la fête du dieu
solaire Mithra « sol Invictus » (soleil invaincu).
Ce n'est qu'au IVème siècle que l'église institua
Noël qui se superposa et remplaça ces fêtes.
La Nativité fut représentée par la crèche et la
grotte de Bethléem qui devint lieu de pèlerinage dès le II ème siècle. On a
attribué à St François d'Assise l'origine de cette représentation car il aurait
dit une messe de minuit à Greccio, en Italie, devant une étable où hommes et
bêtes jouaient les acteurs du miracle de la nuit de Noël.
Les coutumes et les croyances anciennes sont
nombreuses : la bûche de Noël, « Kef Nedeleg » était une Bûche énorme (pouvant
éventuellement servir plusieurs années de suite !), provenant d'un hêtre, d'un
chêne, d'un ormeau ou d'un arbre fruitier. Elle était aspergée d'eau et de sel
avant de la brûler. A la fin de la veillée, soit on l'éteignait pour la
conserver jusqu'à l'année suivante soit on s'assurait de sa combustion totale.
Les cendres recuellies n'avaient-elles pas des vertus médicinales ? Point de
sapin mais peut-ëtre la aussi une tradition celtique puisque les Celtes
dédiaient cet arbre au jour de renaissance du soleil et l'appelaient « l'arbre
de l'enfantement »
Les miracles de cette nuit magique ont lieu
pendant que sonnent les douze coups de minuit : - Alors, on entend le son des
cloches des villes englouties et l'on peut voir des menhirs qui sortent de terre
pour aller boire à la source puis s'en reviennent après les 12 coups de minuit
sonnés !. Ils ont laissé à découvert tout un trésor caché par leur poids mais il
faut se hâter pour s'en saisir avant leur retour !
C'est une nuit de privilèges où aucun esprit
malfaisant ne peut surgir, nul maléfice, nulle sorcière ne peut agir .Certaines
personnes, restées à la maison pendant la messe, disposaient des couronnes de
paille dans les champs autour des pommiers pour assurer une belle récolte. On ne
touchait jamais au gui, réputé magique et sacré !
Autrefois, les petits « Noëlloux » scandaient de
porte en porte le même refrain : « Chantons Noël pour une pomme, pour une poire,
pour un petit coup de cidre à boire » et leur chant était récompensé par
quelques sous ou par des friandises (comme le caramolet, sucre caramélisé) que
l'on vendait dans les épiceries de la rue Saint-Malo à Rennes, enveloppé dans du
papier journal. On était pauvres en Bretagne et les sabots, déposés au pied de
l'âtre, ne recevaient souvent que des pommes rouges bien frottées, appelées
« pommes du paradis » ou une orange devenue « pomme d'orange ».
un peu de vocabulaire
Le Père Noël peut s'appeler de différentes
manières, traditionelement on disait "Mabig Jezuz" (le petit Jésus). Les
appellations les plus courantes sont "Tad Kozh ar Pellgent" (Grand père de
l'aurore) et "Tad Kozh an Nedeleg" (Grand père de Noël). Certains utilisent
l'appellation "Tad Nedeleg" qui est une traduction mot à mot de "Père Noël" mais
qui n'a jamais été employée par les Bretonnants.
» Le Réveillon de Noël s'appelle "Ar Fiskoan",
mot composé de "Fest" (fête) et de "Koan" repas du soir).
» La Messe de Minuit se dit "Oferenn ar
Pellgent"
» La buche de Noël, celle qui se met dans l'âtre
(an oaled), peut s'appeler de différente manières :

An etev Nedeleg

Kef an Nedeleg

Tos
an Nedeleg

Skod an
Nedeleg
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